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Masquinhos   (05/04/20 - 16:42)

erratum : l'euro 96 bien sûr

Steve masque manaman   (05/04/20 - 16:41)

Magnifique, j'ai vibré à vous lire. Stéph tu as une mémoire incroyable. Je réalise que j'ai oublié de vous mettre le lien du site : https://footballia.net/ J'étais au parc le soir du PSG-Barça de 1994. Je me souviens bien de l'attente. Dès le début de match on sentait que Paris pouvait gagner et puis il y a plusieurs poteaux. Je me souviens d'une tête de weah, un poteau de Ginola aussi... peut-être Raï... Le spectre du club maudit a ressurgi, surtout au moment où Bakero marque de la tête... Et je me souviens m'être dit à ce moment, Lama saute pas haut, il pouvait l'avoir mais même quand il prend un but c'est esthétique. Il rend les buts plus beaux qu'ils ne sont, comme un hommage rendu aux attaquants. Et puis la tête de Raï qui finit au fond. Je me souviens des supporters de Boulogne qui descendent et remontent comme une vague, la marée. Et puis je vois Guérin s'avancer et au moment où il prend le ballon, c'est inexplicable, mais à sa manière d'aller vers le but, on sait qu'il va marquer. Pourtant il est à 30 mètres, il envoie une frappe un peu molle mais c'est dans sa tête, il veut, il sait. Il décide que c'est au fond et ça y va. Moment incroyable. Sinon le France-Bulgarie bien sûr, devant ma télévision, un soir après l'anniversaire d'un copain de classe. L'angle gauche de la surface et Bernard qui ne la sort pas. J'ai pleuré toute la soirée et ma mère ne comprenait pas pourquoi on pouvait se mettre dans cet état à cause d'un match de foot, moi non plus d'ailleurs. Je me souviens aussi de l'euro 93 avec l'infâme Reynald Pedros... L'arrêt de Lama sur le penalty de Seedorf et j'étais presque triste pour Seedorf d'ailleurs car Karembeu avait indiqué à Lama où plonger... C'était comme s'il y avait eu tricherie. L'été 94, après la coupe du monde, je me souviens que christian Pannuci est venu à St Barth dans le restaurant de mes parents. En fait je ne savais pas très bien qui c'était mais on m'a dit qu'il jouait dans l'équipe d'Italie (j'avais bien sûr vu la finale mais aucun souvenir de lui à cette époque). Je suis quand même allé lui demander un autographe. Il y avait pas mal de sportifs qui venaient. Un jour après l'entraînement Paolo Maldini avait débarqué pour taper la balle avec les mecs de l'équipe sénior. J'avais essayé plus ou moins de m'incruster mais ça n'avait pas marché. ça me rappelle d'ailleurs ces derbys entre St Barth et St Maarteen, la partie hollandaise de St Martin. Y avait des mecs assez chauds qui venaient avec des armes à feu, enfin c'est ce qu'on m'avait dit, je me souviens juste d'une baston générale à cause d'un carton rouge distribué par l'arbitre. Enfin Mathieu, je me rends compte qu'à l'été 86 quand tu regardais le france brésil je n'étais pas encore né. Je suis né un mois plus tard, le jour d'une étape de plaine du tour de France. Une de ces journées trop longues de l'été où tu vas t'entraîner en shootant tout seul contre un mur pendant que ton père fait la sieste. Le futur paraît immense et puis tu ne comprends pas comment tu te retournes et c'était il y a presque 34 ans...

Mat  (05/04/20 - 16:08)

Merci Stef pour ces premiers souvenirs footballistiques et ces moments forts du foot des années 90, effectivement c’est sympa à lire, ton message m’a inspiré et m’a donné envie de partager les miens. Espana 82, je me souviens que j'avais le tee shirt, c'était une orange avec un maillot de foot, trop la classe, j'avais 7 ans mais pas de souvenir des matchs, juste mon père qui s'énervait à l'évocation d'un certain Schumacher (je n’ai compris que qq années plus tard pourquoi il était énervé) Mon premier souvenir de match de foot c'est France Brésil au Mexique. Platini, Fernandez, le sentiment d’avoir réalisé un exploit, au vu de la réaction des joueurs. La défaite qui a suivi contre l'Allemagne, première déception, je m'en souviens moins, de toute façon on m'avait déjà dit que contre les allemands, la France ne gagnait jamais, loser magnifique, c’était déjà bien, blablabla . Le foot était encore pour moi un évènement saisonnier, qui revenait de temps en temps. Mon père n'était pas foot et je n’ai pas de frère. Je me souviens de manière plus précise des échanges d’autocollants Panini Mexico86 dans la cour du collège, j'étais en 6ème et première heure de colle car je ne m’étais pas présenté à l’heure au réfectoire. J’étais en train de négocier une précieuse vignette. Je n’avais pas l’album, mais j’ai encore les vignettes, toutes courbées d’avoir été trop longtemps tenues en main. L’envie de revivre ça au plus vite !! Il faudra attendre longtemps. S’ensuivent en effet, les années de disette que l’on connait, une éternité à cet âge-là, avec la frustration qui va avec. Ce sentiment de loser (de moins en moins magnifique) qui imprègne insidieusement notre culture sportive nationale. De l’euro 88, je ne me rappelle que d’un tee-shirt de Ruud Gullit 88 ramené par un oncle de je ne sais où et la coupe du monde 90 en remet une couche sur le foot allemand. Euro 92, on est enfin qualifié pour qqch, plein d'espoir, le retour de Platini celui du fameux France-Brésil, avec lui tout était possible et Papin, présent en 86, était au sommet en 92 (Je n’étais pas trop fan de Cantona). Mais on rentre vite fait à la maison. Je découvre ce truc récurrent des journalistes à nous faire croire qu’on a la meilleure équipe du monde avant de se faire éliminer dès le premier tour et sans victoire. (avant que l’inverse ne se produise en 1998) Je me suis mis à suivre le foot sur le tard, j'ai 15 ans en 90 lorsque je commence à m’intéresser pour de bon au championnat de France (j’ose à peine dire ça en pensant aux historiens du site que sont Raph, TomG, …) grâce à mon cousin que l’on héberge 2 ans pendant ses études parisiennes. Il est marseillais, et c’est donc vers Papin et les stars de l’OM que je me tourne en premier, avant de changer de camp et de supporter naturellement le PSG (A côté du poster de Lama j’en avais un de la triplette brésilienne Ricardo, Valdo Rai) Et là, ce sont les meilleures années, avec effectivement le PSG Réal, ¼ de final retour. C’était sur Canal, j’ai regardé le match en crypté avec la radio, c’était fou ! Avec un match comme ça on aime le foot pour 20 ans (en cherchant à retrouver, finalement en vain, ce que l’on pense être l’âge d’or) On avait souvent des places pour voir le PSG par le conseil départemental à ce moment-là. J’étais donc au parc pour le PSG Toulouse du sacre de 1994, au coup de sifflet final, la pelouse est envahie, j’en suis, je suis sur un nuage, énorme souvenir. Je me souviens aussi de larmes de joie devant ma télé lorsque Guérin marque contre le Barça au parc l’année d’après. Pendant ce temps avec l’équipe de France c’est plutôt des larmes de désespoir quand Kostadinov… Encore 4 ans à attendre avant de pouvoir revivre une coupe du monde avec la France, et cela fait déjà 8 ans qu’on attend. L’impression de n’être pas né au bon moment. Heureusement la prochaine on n’a pas à se qualifier. La décennie se poursuit, le PSG semble petit à petit un peu moins magique. Avec 2 futurs Minots, on sera du déplacement à Rotterdam pour PSG Barça, j’ai le souvenir d’un match pourri, mais l'impression d'être au coeur du foot, finale de coupe d'Europe,... on ira se consoler à Amsterdam. Ensuite la coupe du monde et Zidane font basculer la France dans une autre dimension, et éliminer ce sentiment de défaite qui nous collait à la peau. Le foot à la TV est redevenu pour moi un évènement saisonnier depuis 2012 pour diverses raisons, la lassitude sans doute de revivre tous les ans les mêmes choses, avec les mêmes commentaires d’après-match, …mais surtout quelques évènements qui enterrent définitivement les rêves de gosses : Casque d’or viré comme un malpropre (alors que le PSG est champion d’Automne) par les qataris et leurs millions, tuant par la même occasion le suspens que l’on avait (malgré la période lyonnaise) dans le championnat. Pour couronner le tout, la champions’League passe exclusivement sur les chaines payantes, un pas de plus dans le foot business. Côté équipe de France, le Bus de Knysna avait déjà ébranlé qqch, en 2012 l’état d’esprit de qq joueurs dont Nasri font que ce ne sera plus comme avant.

Stef  (05/04/20 - 13:18)

Mais bien sur je valide à 200% l’arrêt de Suarez contre le Ghana comme fourberie number one ! Le sacrifice du bonhomme est énorme. Je jouerai plus mais je donne à mes gars une chance d’y aller, et il a gagné son pari. Magnifique. J’aimais cet Uruguay, c’était beau comme geste. Baggio y etait mais pas titulaire. Il y avait Vieri et Del Piero. Et oui cette reprise juste à côté est un tournant de la Coupe du Monde des Bleus !

Lucas  (05/04/20 - 12:38)

Putain les gars, je savais que les minots était une équipe d'esthètes mais pas à ce point! Bravo, franchement, j'ai pris du plaisir à lire vos textes! En revanche, je crois que Roberto Baggio a joué contre la France en 98... J'ai encore ce souvenir d'une reprise de volée que Barthez arrête in extremis... Pour moi, la palme de la fourberie va quand même à Suarez, faire cet arrêt à ce moment là du match, même si c'est frustrant de voir le Ghana sortir comme ça, ça a quelque-chose de délicieusement enfantin, c'est un geste de cour de récré... C'est beau (Bon je dis ça mais j'étais quand même dégouté en le voyant). Moi aussi je commence à avoir des fourmis dans les pieds... Ciao Minots!

Stef  (05/04/20 - 07:58)

Des fois je me dis que si j’avais autant de culture g ou de formules mathématiques qu’il n’y a de foot dans ma tete, je serai un des plus grands chercheurs. On aurait peut etre deja le vaccin !

tom g  (05/04/20 - 00:25)

je me souviens de ce penalty, mon père prétendant que Baggio avait fait exprès de viser la main...

Stef  (04/04/20 - 22:44)

hello Minots ! Je vois que je ne suis pas le seul à qui le foot manque plus que tout autre chose (alcool, drogue, sexe,...) Non ! Le foot est au dessus de tout ca. Vous parliez de Seville 1982, je suis tellement en manque que j'ai téléchargé plein de match historique dont celui ci ! Et bien le foot de 1982 c'est autre chose ! Autant sur le plan tequenik rien à redire autant sur le plan taquetik mon dieuuu que c'était bordel. En fait c'était très vite les arrêts de jeu ! Je suis de fin d'année 1987. Mon grand frère est de 1983, il a connu l'OM, pleuré en 1991 en CE1 racontant à sa maîtresse le match de Bari. Il a connu Munich et la gloire en 1993. Moi non, je dormais surement à poing fermé, ou alors ca ne m'a pas marqué. Car pourtant mon tout premier souvenir de foot (et en y repensant je dirais même que c'est mon tout premier souvenir) c'est quelques semaines avant Munich, au parc des Princes, Kombouaré aka Casque d'or ! Je me souviens pas du match mais des hurlements de mon père et de mon frère. J'ai revu ce match depuis, incroyable, j'aurai aimé vivre ce genre de scénario aujourd'hui ! Second souvenir marquant, Été 1994, vacances à Fond Romeu. Finale de coupe du monde sur écran géant dans le VVF des PTT. Ce soir là je découvre deux trucs, je suis Italien, et mon papa pleure. Bizarrement je me souviens aussi du Suedois Tomas Brolin, mais je pense que c'est un souvenir de l'album Panini. A noël je reçois le maillot de foot Seat Tourtel et l'équipement du Milan AC (j'adorais Ginola et Maldini, ca m'est resté). L'année suivante premier match au stade, le PSG reçoit le FC Nantes de Coco, Loko, Nico, Reynald, Japhet, Mak'mak, putain grosse team grosse déroute et un souvenir du match, la pichenette de Ouedec sur le meilleur gardien de tout les temps (0-3). J'ai encore l'écharpe. Après bien sur beaucoup plus de souvenir. Cannavaro (je l'adore) n'a rien inventé. Finale 1996 contre le Rapid de Vienne, Raï se fait boiter dans les dix premières minutes et sort pour Dely Valdes. Qu'importe, We are the Champions. Ce qui est triste malgré tout, c'est que c'est l’équipe du PSG de l'année précédente qui aurait mérité de soulever une coupe, et pas la Coupe des Coupes. Année suivante, le poteau de Loko dans les dernières minutes. Le triplé de Raï en barrage de LdC contre Bucarest après un match aller tapis vert 3-0 à cause de Fournier suspendu mais titulaire. Ensuite je me souviens avoir adoré Monaco et leur milieu Écossais Collins. Avec Benarbia et Anderson en attaque c'était fort. Le retour au premier plan du Milan AC de Zaccheroni avec Bierhoff et Weah en attaque, Costacurta N'Gotty, Maldini en défense, Albertini, Léonardo, Boban meneur et surtout, l'intenable Ibou Ba ! Le Parme de 1999. Bon...je pourrai encore m'éterniser sur les années 2000, la coupe du monde 1998. Une anecdote, un collègue m'a récemment pris pour un taré lorsqu'il m'apprend que le seul match qu'il a vu au stade était Italie Chili Coupe du monde 1998. Je lui réponds "Aaaah oui, 2-1, une histoire de penalty" ! D'ailleurs cette coupe du monde, je ne comprends toujours pas comment se passer de Roberto Baggio, enfin tant mieux pour la France. En 2006, j'étais mitigé, je voulais que l'Italie et Zidane gagne. Je n'avais jamais vu l'Italie gagner, et cela récompensait une des plus belles générations du foot Italien, sans Maldini, mais avec Nesta Cannavaro Pirlo Gatusso Buffon DelPiero Totti Inzaghi Lippi. Dans tout ca, si je devais retenir Un but : ca serait celui de Bergkamp (il est inexplicable donc dermerdez vous avec Youtube). Un arrêt : Buffon vs Zidane Un match : hum...difficile ! Zidane vs Brésil en 2006, sur le terrain Kaka Ronnie Ronaldo Adriano et.... Zidane merci au revoir voilà ce que c'est que du foot et j'ai 34 ans papi ! Plus récent mais j'ai pris un pied d'enfer devant Réal Ajax l'an dernier. Cet Ajax aurait du la gagner ! Une fourberie : J'aimais beaucoup Gattuso. Ce n'est pas vraiment une fourberie mais je me souviens d'une action d'un match Barca Milan en Ligue des Champions ou Ronnie et arrêté balle au pied devant Gattuso qui se tient sur ses appuis, les yeux à trente centimètres du ballon avec une main au sol, près à bondir. Le Barca gagnera la LdC ;) Avec un pote on est dans un délire ou à chaque démission d'un entraîneur on se propose d'envoyer un CV ! Il y a quelques temps je lui disait, j'ai 32 ans, le foot c'est mort, mais arbitre maintenant ! Si ca se trouve à 40 ans tu arbitres en Ligue des Champions !!! J'aime le foot, vite un vaccin bon sang !

Head war  (02/04/20 - 16:50)

Je vous ennuie un peu avec ce texte d'Eduardo Galeano, traduit par mes soins. J'ai que deux livres qui parlent de foot à la maison, dont celui-ci, dans lequel je me suis exercé à comprendre l'espagnol. Je vous bassinerai bientôt avec le second. Thomas

Le football métis  (02/04/20 - 16:46)

L’Argentine Football Association ne permettait pas que l’on parle espagnol lors de ses réunions, et l’Uruguay Association Football League interdisait que les matchs se jouent le dimanche, parce que la tradition anglaise commandait de jouer le samedi. Mais déjà, dans les premières années du siècle, le football commençait à se populariser et à se nationaliser sur les rives du rio de la Plata. Ce jeu importé, qui occupait le temps libre des enfants bien nés, s’était échappé de son bac à géranium, était descendu sur terre et prenait racines. Ce fut un processus imparable. Comme le tango, le football venait des banlieues. C’était un sport qui n’exigeait pas d’argent et qui pouvait se jouer selon l’envie. Dans les terrains vagues, dans les ruelles et sur les plages, les garçons métis et les jeunes immigrants improvisaient des matchs avec des ballons en boîte de sardines ou des vieilles chaussettes remplies de chiffons et de papiers, un duo de pierres pour imiter le but. Grâce au langage du football, qui commençait à devenir universel, les travailleurs venus des campagnes et ceux venus d’Europe s’entendaient d’autant mieux. L’esperanto du ballon unissait les natifs pauvres et les paysans qui avaient traversé l’océan depuis Vigo, Lisbonne, Naples, Beyrouth ou la Bessarabie et qui rêvaient de devenir l’oncle d’Amérique en érigeant des murs, en chargeant des bennes, en enfournant du pain ou en pavant des rues. Beau voyage qu’avait fait le football : un voyage organisé depuis les collèges et les universités anglaises et qui en Amérique du Sud égayait la vie de gens qui ne s’étaient jamais assis dans une salle de classe. Sur les terrains de Buenos Aires et de Montevideo naissait un style. Une manière propre de jouer au football apparaissait tandis qu’une manière propre de danser s’affirmait dans les cours des milongas. Les danseurs dessinaient des architectures fines s’épanouissant dans l’espace d’un carreau, et les footballeurs inventaient leur langage sur une étendue minuscule où le ballon n’était plus frappé mais retenu et conservé comme si les pieds étaient des mains tressant du cuir. Et dans les pieds des premiers virtuoses métis, naquit le toque : le ballon caressait comme s’il était une guitare, une source de musique. Simultanément, le football se tropicalisait en descendant vers Rio de Janeiro et San Paulo. C’étaient les pauvres qui l’enrichissaient en même temps qui l’expropriaient. Ce sport étranger se faisait brésilien à mesure qu’il cessait d’être le privilège d’une poignée de privilégiés, qui y jouaient par imitation, et qu’il fut fécondé par l’énergie créatrice du peuple qui le découvrait. Et ainsi naissait le football le plus beau du monde, fait de déhanchés, d’ondulations du corps et de jambes envolées qui venaient de la capoeira, la danse guerrière des esclaves noirs, et des joyeuses salles de bals des faubourgs. Le football devenait une passion populaire en dévoilant sa beauté secrète et se disqualifiait alors comme passe-temps distingué. En 1915 la démocratisation du football arrachait des plaintes à la revue Sports, de Rio de Janeiro : « Ceux qui ont un rang dans cette société sont obligés de jouer avec un ouvrier, avec un chauffeur… La pratique de ce sport est en train de se convertir en un supplice, un sacrifice, ce n’est plus un amusement. » Eduardo Galeano, Football, Ombre et lumière, 1995

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